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LECTURES VAGABONDES

Brunetti’s Cookbook

- Donna Leon & Roberta Pianoro

IL PLEUT, des rafales violentes viennent s’écraser sur le toit de métal du balcon. Chassés par le vent, les rideaux enflent, laissant une brise fraîche s’infiltrer dans la chambre. Allongée sur le lit dans la pénombre, je choisis une troisième recette ; Petto di pollo ai carciofi (poitrines de poulet aux artichauts). J’ai maintenant trois recettes à essayer, trois recettes sur papier glacé, trois recettes, pour trois jours de congé.

L’envie tenace de m’immerger dans la suavité vénitienne s’est fait sentir quelques jours après une visite chez Cicchetti. C’était un vendredi d’orage, et sur le comptoir des lys blancs répandait leur arôme capiteux. J’allais rejoindre d’anciennes collègues de travail, le bar était à moitié vide et l’ambiance feutrée. Sur la carte : Negroni, Bellini, Bicicletta, et derrière le comptoir, la lueur verte d’une bouteille de Cynar. Je m’y suis retrouvée le cœur accroché, y retournant quelques fois depuis, piocher dans les boulettes de morue frites et prendre des spritz au Campari.

Bar Chichetti , Montréal, 2018 © Élyse Leclerc

Bar Chichetti, Montréal, 2018 © Élyse Leclerc

La longue fin de semaine se fait câline ; elle se déploie toute en douceur, à la lisière du rêve et de l’apesanteur. Il y a mon chat qui s’étire avec une lenteur exagérée. Je l’imite, bercée de rêveries délicates, de l’euphorie des premiers jours d’été, des profondeur duveteuses d’un édredon qui traîne et du crema parfait qui ourle la blancheur de mes cappuccini.

Me voilà en pensée de retour à Venise ; la perle de la lagune qui expire lentement sous nos yeux, son goût de mer et ses splendeurs fanées entre les souvenirs de pacotille. Je songe à ses habitants de moins en moins nombreux, à la petite nonna du vaporetto numéro 1 que les étrangers bousculent, pressés de mitrailler les palazzi du Grand Canal. Je la revois, seule, accrochée à son filet à provisions, fière vénitienne revendiquant doucement le droit de continuer à vivre. J’ai alors l’impression d’assister aux dernières représentations du Venise d’autrefois, un spectacle qui s’éteint sans que personne ne regarde.

Grand Canal , Venise, 2019 © Ludovico Lovisetto (Unsplash)

Grand Canal, Venise, 2019 © Ludovico Lovisetto (Unsplash)

Canard sur l’eau , Venise, 2019 © Mael Balland (Unsplash)

Canard sur l’eau, Venise, 2019 © Mael Balland (Unsplash)

Il faut, à vrai dire, un peu d’obstination pour dénicher quelques pans de la Venise authentique. S’enfoncer dans les profondeurs de Castello ou se lever à l’aube pour arpenter les pavés déserts de la piazza San Marco. L’an dernier, j’avais tiré Marie-Anne d’un bienheureux sommeil pour l’emmener découvrir la ville au petit matin. Quelle curieuse faune on croise à cette heure … Nous marchions dans l’aube blanche à la recherche d’un café ouvert, d’une lueur chaleureuse ou du son réconfortant des ustensiles qui s’entrechoquent. L’air avait une fraîcheur marine et il n’y avait pas âme qui vive, si ce n’est de voluptueuses mariées en robe blanche et quelques livreurs de pâtisseries. Les unes souriant à l’objectif avant que les foules n’envahissent leurs souvenirs, les autres laissant traîner dans leur sillage d’envoûtants arômes de crème et de citron.

***

Les veneziani sont issus d’une culture raffinée aux racines millénaires. S’il faut certainement plus d’une vie pour en saisir toutes les nuances, Donna Leon, résidente depuis une trentaine d’années, nous partage généreusement tout ces petits riens, ces fragments d’habitudes, d’impressions, de croyances et de gestes communs qui façonnent une culture; le refus des chauffeurs de bateau-taxi d’utiliser un GPS pour se repérer dans la ville, le moment du printemps à partir duquel on peut commander un spritz, le café pris au bar, le verre d’ombra et les tramezzini sur l’heure du lunch, les cicchetti, que l’on déguste en fin d’après-midi.

Fervente lectrice d’Emiko Davies, Marie-Anne nous conduit un après-midi de septembre sur une terrasse de la via Garibaldi, pour siroter des spritz et découvrir les cicchetti avec une collègue de Montréal et son mari. Devant nous : de la mousse de morue, une salade de fruit de mer et des pommes de terre froides au persil. Au bout de la rue, c’est la mer. Et sur la mer, s’avance un gigantesque bateau de croisière, qui fait trois, peut-être quatre fois la hauteur des bâtiments? Il change de cap progressivement, dirigeant droit vers nous sa proue de monstre marin.

La bouchée suspendue les touristes cessent de parler pour observer l’avancée inquiétante cet éléphant des mers. Il nous fonce dessus avec une précision effarante, prenant davantage d’ampleur à chaque mètre gagné. Le tourisme de masse, ce fléau qui détruit la ville lentement mais surement, me semble tout d’un coup vouloir accomplir son travail au propre comme au figuré. Nous sommes épargnés à la dernière seconde par un imperceptible virement. La frêle Venise laisse passer le mastodonte, manquant au passage de se faire arracher deux ou trois clochers.

Tandis qu’ils finissaient leur tour dans le bacino et contemplaient le paysage, ils eurent tous deux le souffle coupé. [… ] Devant eux, se dressait l’un des dernier plus grand paquebot de croisière arrivé à Venise. Sa gigantesque poupe leur tournait effrontément le dos, les défiant de se livrer au moindre commentaire. Sept, huit, neuf, dix étages. Comment étais-ce possible? Il bloquait la vue de la ville, bloquait la lumière, bloquait toute voie au bon sens ou à la raison, ainsi qu’à la justesse des choses.

Brunetti entre les lignes, p. 17

Recette No 1 – Spaghetti alle vongole (p. 73)

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Me tirant un instant de mes réminiscences vénitiennes, je choisis n’écoutant que mes envies, une première recette dans le livre de Brunetti : les spaghetti aux palourdes, que les italiens appellent telline ou vongole dépendamment de la variété. Je crois encore cette recette romaine, aussi ai-je un vague sentiment d’imposture en la choisissant. Mais qu’importe! Ces pâtes sont mes préférées et je me justifie grâce à incroyable souvenir de ces pâtes à Venise.

La journée avait bien commencé. Nous habitions depuis quelques jours dans une ferme de moutons en bordure de Sienne, et la veille de notre départ, avions rencontré un couple lors d’un dîner mémorable sur la terrasse de la villa de campagne. Ils venaient de Mestre et offraient de nous conduire à Venise. La femme, une américaine originaire du Nevada (?) était venue en Italie pour un semestre en histoire de l’art trente ans auparavant, et n’était jamais repartie.

Bergerie de Podere Pognano , Radicondoli, 2018 © Marie-Anne Gagnon

Bergerie de Podere Pognano, Radicondoli, 2018 © Marie-Anne Gagnon

Quittant la ferme peu après un dernier déjeuner de fruits et de ricotta fraîche, nous sommes arrivées à Santa Lucia vers 14, peut-être 15h? De là, moi et Marie-Anne avons pris le vaporetto vers Castello, puis cheminé avec nos valises sur les pavés inégaux jusqu’à la Marina Santelena où nous attendait notre voilier pour la nuit.

Affamées, mais faisant preuve d’une patience exemplaire, nous avons écouté notre hôte nous expliquer comment s’occuper du bateau amarré. Je n’avais qu’une envie : lancer mes sacs sur la couchette et dénicher la trattoria la plus proche. J’étais loin de me douter qu’il nous faudrait attendre encore de très longues heures avant de pouvoir manger. Sitôt Domenico parti, je découvre une Marie-Anne chancelante et verte comme une botte d’épinards qui me supplie de la ramener sur la terre ferme. Vu son état, on oublie la nuit pittoresque dans la marina vénitienne. Sacs et valises refont le chemin inverse jusqu’au quai, et nous voilà en quête d’un lit pour la nuit. Pas évident en pleine Mostra. Indifférentes à notre désarroi, on croise dans les vaporetto d’élégantes italiennes en robe du soir accrochées au bras de messieurs biens mis. Tout est pris, il n’y a pas une chambre libre et les hôtels sont hors de prix. Je nous imagine un instant passer la nuit dans un parc humide avec nos valises comme oreillers.

Vers 9 ou 10h du soir, un logement s’est miraculeusement libéré. Notre sauveuse a l’apparence d’une vieille dame au gilet jaune portant un lourd trousseau de clés. Elle nous donne rendez-vous à San Zaccaria et c’est anxieuses que nous l’attendons sur le quai. Elle nous guide dans la nuit à travers un incroyable dédale de ruelles étroites, semblant parfaitement savoir où elle va. Elle s’engage dans une ruelle sombre à droite, puis une autre à gauche, puis à droite encore, et je la suis me disant que si elle voulait nous perdre, c’est réussi. Rendue au logement on doit acquitter une taxe municipale, je n’écoute plus vraiment.

C’est enfin douchées et changées que nous échouons sur la terrasse d’une pizzeria encore ouverte près du pont de l’Arsenal. Je ne peux pas décrire le sentiment de bien-être qui m’a envahie lorsque le serveur a posé devant moi une assiette fumante de spaghetti aux palourdes et un verre de vin blanc. Je n’ai aucune idée si ces pâtes étaient vraiment bonnes, la seule chose que je sais, c’est que ce soir là après une douche chaude, emmitouflée dans un pantalon bien propre et un chandail chaud, elles avait un goût de paradis.

À partir de cet instant, la soirée s’est déroulée comme dans un rêve. Une fontaine s’écoulait doucement au fond de la piazza vide. Une grande famille finissait leur café à la table d’à côté. Gravissant les marches en escalier du pont de l’Arsenal sur le chemin du retour, une lente mélodie s’est élevée dans la nuit. Immobiles nous avons assisté à quelques fugaces secondes de perfection.

Devant nous, les tourelles et les lions de pierre couverts d’ombres bleutées. Puis sur la terrasse d’un restaurant, un joueur de guitare et quelques amis dont les voix enrouées par l’alcool poussaient les notes graves d’une vielle ballade d’amour. Leur délire alcoolique ne sonnait pas juste mais pourtant sa beauté poignante m’a presque terrassée. Je restait là, immobile, refusant presque de respirer, captant chaque sensation avant quelle ne s’évanouisse. Leur fin de beuverie nocturne, c’était ma rencontre de l’histoire qui s’étalait là, vivante, sous mes yeux. À la fenêtre en ogive d’un palazzo centenaire, un vieux couple enlacé se berçait au rythme de la chanson d’amour. C’était si ridiculement cliché que j’ai presque eu envie d’éclater de rire. Mais c’était vrai. Captant les dernières notes nous nous sommes enfoncées dans la nuit avant de nous écrouler mortes de fatigue mais le ventre plein, entre les draps frais de notre Air B&B.

***

L’heure est à la cuisine, trêve de rêveries. Je vais à la poissonnerie Shamrock de l’autre côté de la rue me chercher des “pasta clams”, laissant à google le choix du vin. J’écris « spaghetti alle vongole quale vino » plus fière de ma recherche en italien que de tous mes diplômes réunis. Les français recommandent un Sauvignon, les italiens du Chardonnay. Les uns s’accordent aux fruits de mer, les autres à l’onctuosité de la sauce. Finalement j’achète un assemblage des deux, avec l’impression furtive d’apaiser les divergences nationales.

Découverte à Rome, j’ai longtemps cru cette recette originaire du Lazio. C’était en 2013, dans un restaurant bordant la Via Appia.

Au restaurant Cecilia, le temps est suspendu. On est seuls sur la terrasse, haut perchée sur la colline baignée de soleil et d’ombre. Les tables aux nappes blanches ondulant sous la brise sont envahies de petits oiseaux taquins, sautillant de tables en tables à la recherche de miettes de pain. Sous un toit de verdure, dans le silence bruyant de la campagne, je déguste des spaghetti alle vongole. Des pâtes toutes simples : olio e sale, peperoncino et persil (prezzemolo), et c’est tout! Ensuite nous descendons dans les catacombes, nous perdre dans l’ombre froide des tombeaux oubliés.

Extrait - Journal de voyage en Italie, 2013.

En lisant un peu, je constate que cette recette n’est ni romaine, ni vénitienne. Comme l’assemblage ail-piment-huile le laisse présager c’est un plat typique du sud, “un plat du pauvre”, issu des banlieues napolitaines. Je cherche un grand spécialiste des pâtes, l’historien suprême du spaghetti qui me dirait quand et comment les pâtes aux palourdes ont conquis les palais vénitiens. Hélas, aucune trace de son existence, j’apprends seulement que des spaghetti à l’ail, à l’huile et au peperoncino “si perde nella notte dei tempi”, ce qui est loin d’apporter précision à toute l’affaire.

Recette No 2 – Orecchiette aux rapini et aux anchois (p. 53)

Curieusement on retrouve trois recettes d’orecchiettes – ces pâtes en forme d’oreille originaires de Bari – dans Brunetti passe à table. Qu’elles aient pris la voie maritime ou le chemin terrestre, les petites pâtes charnues ont vraisemblablement fait leur chemin jusqu’au Nord. Je choisis de préparer une version aux brocolis et aux anchois. et décidant de tricher un peu, je remplace le brocoli par du rapini. Je dois me sentir rebelle par ce que j’ignore aussi la sévère mise en garde de Donna Leon « Unless a person is born within half an hour’s drive of the city of Bari, they should not attempt to make orecchiette by hand”.

Je vais donc chez Milano chercher de la semoule et des anchois. Sur le chemin du retour j’entre dans une librairie. Je commence à avoir des doutes mais je n’ose pas encore m’avouer l’inavouable : Depuis que je me suis plongée dans Brunetti’s Cookbook je suis de plus en plus confuse à propos de la cuisine vénitienne. Des pâtes napolitaines? Des orecchiette de Bari? J’ai besoin de repères ou bien je vais m’enfoncer dans les profondeurs mouvantes de la lagune. J’espère secrètement trouver Une table à Venise, aperçu récemment en librairie. Je ressors bredouille, mais avec un nouveau Brunetti.

De retour à la maison j’épluche mes nombreux Guides Voir, et tout ce que j’ai qui s’apparente de près ou de loin à un livre de recettes régionales. Davide Paolini me rappelle enfin les grandes lignes du paysage gastronomique de la vénétie : le fromage asiago, le haricot de Lamon, le jambon de vénétie, la chicorée de Trévise et les cultures de riz de la plaine véronnaise.

Rassénérée je m’installe pour la fabrication des orecchiettes, une pâte fraîche sans œufs, comme nous l’enseignait Giovanna à Podere Pognano l’été dernier.

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Je suis en train d’écouter des vidéos de nonne qui font des orecchiette sur youtube et de me chamailler avec mon chat qui veut jouer dans la farine, lorsque Marie-Anne appelle. Elle marche sur Parc, elle a envie de prendre un verre, et besoin de se changer les idées. « J’apporte quoi » elle demande, « bière, vin ou boisson pétillante italienne? ». Je n’hésite pas un instant « vin pétillant! »

À son arrivée je suis couverte de farine et toujours en train de raffiner ma technique de fabrication d’orecchiette en jouant en boucle « Orechiette con le cime di rapa – Ricetta della nonna Maria ». Ce n’est pas si simple que ça en a l’air, mais on finit par avoir le tour. Elle pose sur la table une bouteille de mousseux. On finit les orecchiette en apprenant doucement à les façonner à la pointe du couteau, puis je les fais revenir à la poêle avec de l’ail, du peperoncino, des anchois et du rapini.

On sort manger sur le balcon. Elles sont parfaitement tendres. Au bout de la ruelle, sous la chaleur, un ouvrier prépare du mortier pour son mur de briques en construction. On le regarde faire. Les pâtes sont si bonnes qu’on ne parle pas, une brise nous effleure. Je prends une gorgée de vin frais : « Est-ce que c’est pas la belle vie ça, regarder un bel homme travailler à travers un plant de piment? » Marie-Anne rit : « moi c’est de l’aneth, mais c’est pas pire aussi! »

Recette No 3 – Poulet aux artichauts (p. 193)

Les artichauts sont à 3 pour 5$ chez Anna au Marché Jean-Talon (kiosque 64, l’été). Je devrais plutôt dire au kiosque de la famille Chenail, mais pour moi c’est chez Anna, car c’est elle que je l’ai toujours vue là. De beaux gros artichauts bien verts et bien charnus, un petit poulet, un peu de vin blanc et le tour est joué. Ne reste plus qu’à laisser doucement les saveurs s’imprégner avant l’arrivée de la famille qui vient souper ce soir. Cette fois j’espère avoir choisi une recette vénitienne. Avec l’artichaut je ne devrais pas me tromper.

Il trouva à la cuisine un grand plat d’artichauts, pas ces vulgaires et gigantesques artichauts romains, mais de délicates castraure. Petits artichauts violets, une spécialité locale très prisée, cultivée sur l’île de Sant’Erasmo, l’île maraîchère de Venise.

p. 217

En attendant, je ressors mon Brunetti-sans-Brunetti. On y suit l’enquête d’une musicologue sur les traces de la succession d’un compositeur baroque du 16e siècle. Jusqu’aux trois quarts du livre je m’attendais à l’entrée en scène de la Questure, de la signora Ellettra, de Paola, du lieutenant Scapa ou à tout le moins du commissaire, mais non, il faut bien me rendre à l’évidence, je tiens là un véritable Brunetti-sans-Brunetti. En plus, côté cuisine l’univers de Caterina Pellegrini est nettement plus triste que celui du commissaire : des barres au chocolat gringottées à la va-vite entre le dépouillage de deux manuscrits, un bol de cacahuètes au bar du quartier, et des sandwichs après les séances de recherche à la Fondation Italiana-Tedesca. On est loin de l’opulence des soupers de Paola.

***

Brunetti’s Cookbook est un livre qu’il faut prendre le temps de savourer. Émaillé de réflexions inédites, on y retrouve aussi Guido, Paola, Chiara et Raffi rassemblés autour de la table familiale. Les extraits plus captivants les uns que les autres, donnent à tous les coups envie de ressortir l’un ou l’autre des vingt-sept tomes de la série.

Dans l’ensemble, le livre nous laisse avec l’agréable impression d’avoir entrevu un pan de la Venise authentique, celle des travailleurs et des habitants. Comme si deux amies de longue date - Donna Leon et Roberta Pianoro - nous emmenaient avec elles entre les calle étroites, pour faire les courses de l’après-midi.

Contre toute attente, ce livre n’est pas un recueil de cuisine vénitienne. Plutôt un livre sur la façon dont mangent les vénitiens. La nuance est subtile, mais bien marquée. Comme l’ensemble de l’œuvre de l’auteure originaire du New Jersey - que ce soit une intrigue policière ou une roulade d’aubergine au proscuitto - on sent en filigrane une préoccupation profonde : celle de raconter Venise au quotidien.


Références

DAVIES, Emiko. “The art of cicchetti-ing in Venice”, Emiko Davies, January 9, 2011.

LEON, Donna & Roberta Pianoro. Brunetti’s Cookbook. Atlantic Monthly Press, New York, 2009.

LEON, Donna. Brunetti entre les lignes. Calman-Lévy, 2016.

LEON, Donna. Les joyaux du paradis. Une enquête du commissaire Brunetti. Calman-Lévy, 2012.

MACALPINE, Skye. Une table à Venise. Éditions Ulmer, Paris, 2018.

MINCHELLI, Elizabeth. Eating my way through Italy. St. Martin’s Griffin, New York, 2018.

PALUMBO, Valeria. Quando la vita moderna logorava… Gli slogan degli spot (da bere) che raccontano il Paesa che cambia. Corriere della Sera, 6 giugnio 2018

PAOLINI, Davide. Voyage gastronomique en Italie. Itinéraires de découverte des spécialités italiennes. Éditions Glénat, Grenoble, 2002.

Le orecchiettes con le cime di rapa – Ricetta della nonna Maria, Youtube video, 10 marzo, 2019.

« Gli spaghetti alle vongole « fujute » : conoscete la storia di questo piatto? », NapoliToday, Sezioni Cucina, Le ricette tipiche di Napoli, 22 maggio, 2012.







 









 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les enquêtes du commissaire Brunetti   C’est sous la plume de Donna Leon, professeure de littérature expatriée à Venise que naît le premier tome de la série policière mettant en vedette le sympathique commissaire Brunetti. Publié en anglais, en 1992,  Mort à la Fenice , connait un immense succès. En 2020, la série comptera 29 volumes, publiés au rythme d’un ou deux par année. Donna Leon quitte Venise en 2015 pour s’établir en Suisse, fuyant le flot incessant de touristes qui déferlent dans la lagune.

Les enquêtes du commissaire Brunetti

C’est sous la plume de Donna Leon, professeure de littérature expatriée à Venise que naît le premier tome de la série policière mettant en vedette le sympathique commissaire Brunetti. Publié en anglais, en 1992, Mort à la Fenice, connait un immense succès. En 2020, la série comptera 29 volumes, publiés au rythme d’un ou deux par année. Donna Leon quitte Venise en 2015 pour s’établir en Suisse, fuyant le flot incessant de touristes qui déferlent dans la lagune.

 
Bar Cicchetti - Le goût de Venise à Montréal   Depuis janvier 2018, ce coquet petit bar du Mile Ex située au coin de l’avenue du Parc et Saint-Zotique, fait découvrir aux Montréalais les apéros à la vénitienne. On y déguste plusieurs cocktails typiques ainsi que des bouchées aux fruits de mer, divers crostini et entrées à partager.

Bar Cicchetti - Le goût de Venise à Montréal

Depuis janvier 2018, ce coquet petit bar du Mile Ex située au coin de l’avenue du Parc et Saint-Zotique, fait découvrir aux Montréalais les apéros à la vénitienne. On y déguste plusieurs cocktails typiques ainsi que des bouchées aux fruits de mer, divers crostini et entrées à partager.

 
Cynar - “Contre le stress de la vie modrne”.   Cette liqueur amère, un bitter italien à base d’artichauts est créé en 1952 par le philanthrope vénitien Angello dalle Molle. En 1954 la star de Cinéma  Ernesto Calindri  popularise la boisson en Italie grâce au slogan publicitaire  Contro il logorio della vita moderna .

Cynar - “Contre le stress de la vie modrne”.

Cette liqueur amère, un bitter italien à base d’artichauts est créé en 1952 par le philanthrope vénitien Angello dalle Molle. En 1954 la star de Cinéma Ernesto Calindri popularise la boisson en Italie grâce au slogan publicitaire Contro il logorio della vita moderna.

 
 
Tramezzini et cicchetti   Petits plats de spécialités locales servis dans les  bacari , ces bars à cicchetti dans les environs de Venise. Assortiments de petites bouchées, sandwiches, crostini, fruits de mer et légumes marinés. Parmi les plus populaires la  Baccalà mantecato , une mousse de morue salée sur un crostini de polenta.

Tramezzini et cicchetti

Petits plats de spécialités locales servis dans les bacari, ces bars à cicchetti dans les environs de Venise. Assortiments de petites bouchées, sandwiches, crostini, fruits de mer et légumes marinés. Parmi les plus populaires la Baccalà mantecato, une mousse de morue salée sur un crostini de polenta.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La Mostra de Venise   La première édition de la  Mostra internationale d’arte cinematografica di Venezia  se déroule en 1932. Depuis, ce festival de film européen de prestige international se déroule dans l’historique Palais du Cinéma, au mois de septembre, sur le Lido de Venise, remettant des Lions d’or aux films primés.

La Mostra de Venise

La première édition de la Mostra internationale d’arte cinematografica di Venezia se déroule en 1932. Depuis, ce festival de film européen de prestige international se déroule dans l’historique Palais du Cinéma, au mois de septembre, sur le Lido de Venise, remettant des Lions d’or aux films primés.

 
 
 
Spaghetti aux palourdes  L’origine degli spaghetti aglio, olio e peperoncino si perde nella notte dei tempi Spaghetti with clams – Originaire de Campanie! Cuisine napolitaine Plat du pauvre. Région rurale et côtière poissons ou coquillages pêchés à proximité. Trois versions : blanches, tomates et palourdes échappées (1947 Eduarto de Phillipo) Rentrant du Théâtre affamé. Jureais qu’on y goutait le gout de la mer. En région napolitaine, première partie du repas de la veillée de Noël.

Spaghetti aux palourdes L’origine degli spaghetti aglio, olio e peperoncino si perde nella notte dei tempi Spaghetti with clams – Originaire de Campanie! Cuisine napolitaine Plat du pauvre. Région rurale et côtière poissons ou coquillages pêchés à proximité. Trois versions : blanches, tomates et palourdes échappées (1947 Eduarto de Phillipo) Rentrant du Théâtre affamé. Jureais qu’on y goutait le gout de la mer. En région napolitaine, première partie du repas de la veillée de Noël.

 
 
 
 
Via Appia Antica   La construction de la voie royale ou  Regina Viarum , a débuté en 312 avant J.-C. et une fois complété, s’étend sur 500 km, de Rome jusqu’à la ville de Brindisi dans les Pouilles. L’objectif était d’assurer le déplacement rapide des troupes romaines jusque dans le Sud de la péninsule afin d’assoir la domination impériale jusqu’aux portes de l’Orient. Pavée de dalles de basalte bombées, elle résiste à la chute de l’Empire servant de voie de pèlerinage aux croisés ou aux pèlerins en route vers la terre sainte. Aujourd’hui, certains tronçons sont encore ouverts à la circulation automobile …

Via Appia Antica

La construction de la voie royale ou Regina Viarum, a débuté en 312 avant J.-C. et une fois complété, s’étend sur 500 km, de Rome jusqu’à la ville de Brindisi dans les Pouilles. L’objectif était d’assurer le déplacement rapide des troupes romaines jusque dans le Sud de la péninsule afin d’assoir la domination impériale jusqu’aux portes de l’Orient. Pavée de dalles de basalte bombées, elle résiste à la chute de l’Empire servant de voie de pèlerinage aux croisés ou aux pèlerins en route vers la terre sainte. Aujourd’hui, certains tronçons sont encore ouverts à la circulation automobile …

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Artichauts   Fleur de chardon domestiquée par les horticulteurs arabes, il serait originaire d’Afrique du Nord, d’Égypte ou d’Éthiopie. Son nom apparaît durant la Renaissance en lombard articiocco (emprunté à l’arabe ardhi-chawki). Sa culture est mentionnée en Italie du Nord à partir du XIVe siècle apportée de Naples à Florence en 1466 par Filippo Strozzi et plus tard introduits en France par Catherine de Médicis. L’Italie est le plus grand producteur d’artichauts au monde.

Artichauts

Fleur de chardon domestiquée par les horticulteurs arabes, il serait originaire d’Afrique du Nord, d’Égypte ou d’Éthiopie. Son nom apparaît durant la Renaissance en lombard articiocco (emprunté à l’arabe ardhi-chawki). Sa culture est mentionnée en Italie du Nord à partir du XIVe siècle apportée de Naples à Florence en 1466 par Filippo Strozzi et plus tard introduits en France par Catherine de Médicis. L’Italie est le plus grand producteur d’artichauts au monde.

 
 
 
 
 
 
 
La Venise de Skye McAlpine   Plongée vertigineuse dans un univers étourdissant de saveurs insolites : risotto au citron, noix de Saint-Jacques à la pistache, salade de radicchio et grenade. À travers les recettes familiales de cette vénitienne d’adoption, on décèle de fortes influences orientales. Des parfums venus de Perse, de Byzance, de l’Empire Ottoman, continuent de raconter à leur modeste manière, l’histoire millénaire de la République de Venise, longtemps surnommée la Porte de l’Orient.

La Venise de Skye McAlpine

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Chicorée rouge de Trévise   L’amertume de la chicorée rouge de Trévise (ou radicchio) se marie particulièrement bien au thon, anchois et autres poissons gras dans des salades composées assaisonnées d’ail et d’huile d’olive. Elle est aussi délicieuse en risotto.


Chicorée rouge de Trévise

L’amertume de la chicorée rouge de Trévise (ou radicchio) se marie particulièrement bien au thon, anchois et autres poissons gras dans des salades composées assaisonnées d’ail et d’huile d’olive. Elle est aussi délicieuse en risotto.